NON à la THT Avelin-Gavrelle
  ... projet d'un autre temps qui ne sert que les marchés de l'électricité  
                                L’alibi du « blackout »

RTE prétend que la ligne THT doit se faire pour améliorer la sécurité d’alimentation qui atteindrait bientôt son plafond sur cette ligne. La lecture du graphique du transit montre plutôt que, la plupart du temps, la ligne n’est utilisée qu’entre 1 tiers et 2 tiers de sa capacité.

Transit d’électricité entre Avelin et Gavrelle en 2006 et en 2010. Source : dossier d’information de RTE sur la concertation sur la reconstruction (le mot « projet » a disparu) de la ligne à 400 000 volts entre Avelin et Gavrelle (octobre 2012).


Seuls quelques pics en hiver sont proches de la saturation. Il ne semble pas nécessaire de surdimensionner les réseaux pour quelques pics hivernaux et il serait plus judicieux et écologique d’engager un vaste programme d’économies d’énergie comme le montre le scénario NegaWatt et de sensibilser les usagers par des alertes s’il y a surconsommation.

La raison du marché est toujours la meilleure…

En fait, la réelle motivation de la reconstruction est à chercher dans les textes de cette Europe néo-libérale que le peuple avait pourtant refusé par référendum en 2005.

Nous avons retrouvé le texte qui en est à l’origine :
Décision n o 1364/2006/CE du Parlement européen et du Conseil du 6 septembre 2006 établissant des orientations relatives aux réseaux transeuropéens d’énergie et abrogeant la décision 96/391/CE et la décision n o 1229/2003/CE.

Tout est ici limpide et le texte ne cache pas l’intention de l’Europe de faciliter la libéralisation du marché de l’électricité.

On pourra lire par exemple dans les considérants :

  • « Les priorités en matière de réseaux transeuropéens d’énergie résultent de la mise en place d’un marché intérieur de l’énergie plus ouvert et concurrentiel. »
  • « Le développement des infrastructures nécessaires au fonctionnement du marché de l’énergie. »
  • « Assurer la sécurité de l’approvisionnement ainsi que le bon fonctionnement du marché intérieur. »
  • « La construction et l’entretien des infrastructures dans le secteur de l’énergie devraient, en règle générale, être soumis aux lois du marché. Une telle approche est également conforme aux règles communes concernant l’achèvement du marché intérieur de l’énergie et aux règles communes du droit de la concurrence qui visent à instaurer un marché intérieur de l’énergie plus ouvert et concurrentiel. »
  • « Il est nécessaire de mettre en avant les projets prioritaires, qui sont très importants pour le fonctionnement du marché. »

On peut également lire dans les décisions :

  • « Article 7.4 : Les projets prioritaires sont compatibles avec le développement durable et répondent aux critères suivants : a) ils ont un impact significatif sur le fonctionnement concurrentiel du marché… »

Voilà donc la preuve que les projets sont réalisés pour avoir un impact significatif sur le fonctionnement concurrentiel du marché !